Dimanche 9 janvier 2011 7 09 /01 /Jan /2011 08:11

 

Alors que le conseil national du PCF débute ses travaux ce matin, une rumeur sur le site LeMonde.fr tend à accréditer l'idée que la direction du PCF aurait d'ores et déjà décidé qu'il faut «se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon».

Cela n'a rien à voir avec le débat engagé par le conseil national. Le texte en discussion dit explicitement que «l’accord souhaitable sur des candidatures du Front de gauche pour 2012 ne pourra se conclure que sur un contrat politique clair.» Il propose aux communistes «d'amplifier dès maintenant ce débat sur le programme, les objectifs, les critères des candidatures que nous devrions porter en 2012» et précise que le temps de décisions sur les candidatures viendra après, au second trimestre 2011.

Le texte propose la convocation d'une conférence nationale les 4 et 5 juin prochains, avec pour ordre du jour nos choix politiques et de candidatures pour 2012. Cette convocation ouvre dès aujourd’hui l’appel à candidatures. Un conseil national se réunira les 8 et 9 avril pour lancer, en connaissance de toutes les candidatures soumises à la discussion des communistes, la préparation de la conférence nationale.

Parti communiste français

Communiqué de presse

 

Tout n'est donc pas joué! Tout espoir reste permis!  

Par expression communiste
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 09:19

S’il fallait retenir une phrase dans les vœux au pays prononcés le 31 décembre 2010 par le Président Sarkozy, ce serait celle-là : «Je sais que 2012 sera un rendez-vous électoral de grande importance. Mais nous sommes en 2011, nous ne pouvons nous payer le luxe d'une année d'immobilisme pré-électoral.»

La politique de destruction brutale des acquis sociaux et démocratique, de pillage des atouts économiques de notre pays au profit du capital et du patronat se poursuivra au même rythme en 2011 qu’en 2010. Travailleurs, nous ne pouvons pas nous permettre de nous laisser détourner par la mise en scène des combines politiciennes pour élections de 2012.

 

 Le porte-parole du pouvoir a appris à avoir la victoire modeste.

 Deux petites phrases seulement évoquent la retraite à 62 ans, «réforme» présentée comme «inéluctable». Une allusion «au service minimum» qui aurait empêché les «blocages» fait écho, en plus fin, à sa formule de 2008 : «une grève, personne ne s’en aperçoit».

Le président sait combien la mobilisation massive pour les retraites a bousculé son calendrier en 2010 et a montré l’existence des forces qui, par la lutte, peuvent mettre en échec la politique au service de l’argent. Toute notre action est dirigée pour que cela se produise en 2011.

 Donc pour 2011, même politique. Le peuple devra faire de nouveaux sacrifices à l’autel du profit et de la restructuration capitaliste. Chers compatriotes, c’est la crise !

 

Dans le programme, d’abord il y a ce qui est dit.

 Plus le gouvernement en parle, plus on comprend que la loi sur la «dépendance» portera une nouvelle grave atteinte à la Sécurité sociale, aux finances locales, une nouvelle ponction sur les salariés et les retraités (notamment une hausse de la CSG).

La soi-disant «harmonisation fiscale» avec l’Allemagne prépare de nouveaux cadeaux au patronat et aux possédants, qui creuseront d’autant encore les déficits, au nom desquels on coupe dans les dépenses publiques et sociales.

Le projet d’introduction de jurys populaires dans les tribunaux correctionnels est une annonce démagogique dans la suite des appels à la vengeance et à la haine du Président et du ministre de l’intérieur qui suivent chaque fait divers. Pendant ce temps, le gouvernement essaie de mettre sous coupe réglée la magistrature et réduit les moyens consacrés à la répression de la délinquance financière.

 

 Ensuite, il y a ce qui continue, mais dont Sarkozy se garde de parler.

Le statut de tous les salariés, le droit du travail vont être encore plus attaqués notamment par l’extension du travail du dimanche, ou par la remise en cause méthodique et extrêmement grave du statut de la fonction publique.

La marchandisation et la privatisation des grands services publics vont s’accélérer. Les tarifs de l’électricité ont encore augmenté de 3% au 1er janvier, après 3% au 15 août. Pour casser les monopoles publics, voilà que le gouvernement ordonne à la RATP de s’approvisionner chez les Autrichiens et les Allemands plutôt qu’a EDF pour faire rouler le métro parisien.

Suivant les lois Bachelot, Boutin et les décrets Chatel, l’hôpital public, le logement social et l’école de la Nation abordent 2011 dans les pires conditions.

La «prime à la casse» a gonflé les profits des firmes automobiles, aux frais des contribuables, mais la production en France est restée aussi faible en 2010 qu’en 2009 (1,7 million de véhicules contre 3,2 en 2005 !) et le mouvement de délocalisation va reprendre de plus belle en 2011.

La liste des mauvais coups serait encore très longue à dresser. Sur un autre plan, combien de «nos soldats», auxquels Sarkozy accorde une pensée, «qui risquent leur vie pour défendre nos valeurs» vont-ils mourir en 2011 en Afghanistan pour les valeurs de l’impérialisme américano-européen ?

 

Enfin, il y a la menace du pire, brandie par Sarkozy.

Et si notre pays se retrouvait parmi ces pays qui «ont voulu vivre au-dessus de leurs moyens sans penser aux lendemains» ?  Et bien, nous subirions une politique de super-austérité comme en Irlande, en Grèce ou plutôt en Grande-Bretagne. Le gouvernement nous en préserve en nous faisant déjà payer au prix fort ses cadeaux à la finance! Mais il s’en faut de peu qu’il aille brutalement plus loin si elle le lui ordonne.

 

Surtout quand on entend Sarkozy prétendre que l’euro serait notre protection.

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Comme l’euro a bien préservé les peuples irlandais et grec!

Avec l’euro et l’UE, la France n’est pas «isolée» paraît-il. Non, elle est pillée!

Avec l’euro et la soi-disant «préférence communautaire»,   l’industrie française est-elle protégée? Non, elle est encore plus facilement démantelée. L’euro n’est pas la cause de tous les maux mais il est instrument très efficace aux mains des capitalistes européens pour accélérer leur politique et écarter la résistance des peuples.

Pour Sarkozy (comme pour Merkel), «sortir de l’euro» serait une «folie»…

 

Fidèle à la stratégie qu’on lui a assignée, le Président continue de banaliser les positions traditionnelles de la droite extrême avec des déclamations aux relents douteux sur le «communautarisme», la menace de la burqa, des multirécidivistes.

Mais la remise en cause de l’euro doit être une question taboue pour le consensus politiquement correct.

 

Face à l’ensemble de cette politique, il se retrouve des forces considérables, les mêmes que celles qui se sont opposées à la casse des retraites. Quand tous les relais de l’idéologie dominante leur insufflent la résignation et le fatalisme, la patience jusqu’en 2012, communistes, nous posons la question de la lutte, de l’organisation de la lutte, des objectifs de la lutte.

Le spectacle lamentable des «primaires» pour les présidentielles, qui occupent quasiment toute la gauche, anesthésie la résistance populaire.

Le consensus des partis dominants sur les choix de fond - on l’a vu sur l’allongement de la durée de cotisation sur les retraites, on le voit sur l’euro et l’UE – montre l’illusion d’une alternative politique en 2012.

 

Pour les services publics, pour la Sécurité sociale, pour la justice fiscale, pour l’hôpital, pour l’école, pour le pouvoir d’achat, pour la défense de l’appareil productif et de l’emploi, c’est maintenant qu’il faut s’opposer à la politique du gouvernement, c’est maintenant qu’il faut y mettre un coup d’arrêt, c’est maintenant que les luttes et leur convergence peuvent imposer des choix de rupture.

 

Bonne année 2011 !

Par expression communiste
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Mercredi 5 janvier 2011 3 05 /01 /Jan /2011 08:28

Je souhaite vous tout d'abord mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2011

et un bel avenir pour notre parti communiste

Je vous joins ci-dessous un extrait du billet du 24 décembre 2010 tiré du Blog de Jean-Luc Mélenchon :

Notre tâche essentielle est de réussir le rassemblement de ce que, faute de mieux, j'ai appelé, avec d'autres, «l'autre gauche». Je sais que nombreux sont ceux qui partagent cet objectif. Maints parmi eux partagent notre visée historique qui est de construire une force politique nouvelle à partir de là. Nous n'avons pas l'intention de faire «le congrès de Tours à l'envers» comme on le disait un temps. Au contraire ! Notre intention est de refaire le Congrès de Tours. C'est-à-dire de fonder une force politique de gauche nouvelle, ancrée dans la tradition révolutionnaire de notre pays et liée aux révolutions populaires du monde. Tâche qui ne s'accomplit qu'en rompant avec les «compromis pourris» comme le disait Oscar Lafontaine au meeting de lancement du Parti de gauche. Mais cette construction n'est pas un préalable au rassemblement. Il peut parfaitement se faire avec une diversité de composantes autonomes et indépendantes. Le Front de gauche incarne ce choix intermédiaire...

Le front de gauche est un choix intermédiaire?

Suite du billet... Le parti de gauche de Mélenchon veut également faire adhérer au Front de gauche :

J'ai entendu parler de nouveau de la question de l'adhésion au Front de gauche. Comme on le sait l'idée a été proposée pour les personnes. Il s'agissait alors d'adhésion individuelle. Autrement dit permettre à chacun d'adhérer, et de bénéficier de divers droits de participation et de décision sans être membre d'un des partis membres du Front. C'est Marie Georges Buffet elle-même qui avait annoncé notre proposition commune sur ce point, à la sortie de notre rencontre au sommet en mai dernier. Cette idée fut repoussée par les instances communistes. C'est donc partie remise. Nous en sommes toujours autant partisans. La question reviendra sans doute d'une façon ou d'une autre, un jour ou l'autre. Mais nous ne voulons pas en faire un préalable. A quoi bon ? Pour tout bloquer ?

Mais pourquoi adhérer à un front de gauche si ce n'est pour absorber les partis existants à l'intérieur?

 

Par expression communiste
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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 07:40

Extrait d'un article du 27/03/10...

 

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a estimé que la perte de 90 élus communistes lors des régionales de mars, était un "risque nécessaire", et qu'il fallait désormais "franchir une nouvelle étape" dans la construction du Front de gauche (FG).Le PCF a obtenu 95 élus dans 17 régions, soit 90 de moins qu'en 2004 où 185 conseillers régionaux communistes avaient été élus. Nous savions que nous prenions un risque, c'était un risque nécessaire, a affirmé Mme Buffet lors d'une conférence de presse à l'occasion du Conseil national (CN) du Parti. Nous avons besoin d'un rassemblement à gauche sur la base d'un projet audacieux a-t-elle poursuivi. Nous aurions souhaité plus d'élus, a-t-elle reconnu, mais les communistes avaient à faire à deux négociations :

1°) Avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon pour les listes FG

2°)  Avec le PS qui a parfois eu "une attitude dure et hégémonique comme en Picardie".

Selon la patronne du PCF, il faut désormais "franchir une nouvelle étape" dans la construction du Front de gauche pour "s'élargir et trouver de nouvelles formes dans les fronts sociaux et les échéances électorales".Mme Buffet s'est opposée au "paquet cantonales-présidentielle-législatives" proposé par le PG pour des candidatures communes lors de ces échéances, soulignant que "l'idée d'un paquet ficelé sur les deux ans à venir nous empêcherait de passer cette nouvelle étape" car alors "on enverrait un message disant : on reste entre nous.

 

Si perdre des élus est nécessaire et si la direction se satisfait de cela... alors à chacun de voir mais les communistes d'en bas ne l'entendent pas ainsi!

Par expression communiste
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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 09:32

« Nous avons beaucoup de raisons de nous indigner. Il faut faire la distinction entre le légal et le légitime. Pour nous, c’est la légitimité qui compte, c’est ce pour quoi nous résistons », a dit Stéphane Hessel, membre du Conseil national de la Résistance (CNR), à la centaine de personnes réunies à la Bourse du travail samedi 4 décembre. Elles étaient là pour témoigner des pressions et des intimidations dont sont victimes ceux qui osent s’opposer au dévoiement de leurs missions de service public. À l’initiative de ce Forum des résistances, des « instits » venus de toutes les régions, membres du Réseau des enseignants du primaire en résistance, du Réseau éducation sans frontières (RESF) ou du Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), souvent en butte aux retraits de salaire, aux brimades ou aux mutations/suppressions de postes, parce qu’ils ou elles s’abstiennent de faire les évaluations ou les heures d’aide personnalisée, s’opposent à la réduction incessante des effectifs et à la disparition des Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), ou refusent de renseigner la fameuse Base élèves.

Chacun d’eux est le porte-parole de centaines d’autres pratiquant la désobéissance – déclarée ou discrète – pour contrer la casse et la transformation de l’école publique en machine à trier et à formater les enfants. Ces profs revendiquent « une école respectueuse des droits de l’enfant, une école au service de tous, qui préfigure une société plus juste et plus solidaire ». Ils s’inquiètent du cumul de lois, fichiers et programmes transformant l’école en lieu de fabrication de bons citoyens dociles. Ils lancent aujourd’hui une Charte invitant leurs collègues à se déclarer « en résistance pédagogique », et une campagne nationale, « Le service public d’éducation : un droit, pas un privilège », rappelant que ni l’objectif ni la méthode ne peuvent être le fichage et l’exclusion, sous prétexte d’intégration des décrocheurs, déviants, sans-papiers, Roms ou toute autre catégorie d’enfants (et de familles) désignée comme « à problèmes ».

Ce questionnement essentiel sur la mission du service public est commun à d’autres fonctionnaires. Les instits ont donc fait front commun avec d’autres agents en butte à la même mécanique de destruction sur fond de critères d’efficacité/rentabilité. Ceux de Pôle emploi, qui subissent réduction des personnels, politique du chiffre et exigences de tri entre bons et mauvais chômeurs. Quand on ne leur demande pas de jouer un rôle de policier en contrôlant les documents d’identité et en signalant d’éventuels « illégaux » à la préfecture. Ceux de La Poste, d’EDF, ou les « psys » dont on veut asservir le diagnostic au bon vouloir des préfets et qu’on veut obliger, comme les travailleurs sociaux et les éducateurs, à partager leur secret professionnel pour répondre aux impérieuses nécessités de la prévention de la délinquance, de la récidive, de l’échec scolaire, etc. Autant de vocables en novlangue qui ne cachent plus l’intention répressive et discriminatoire de l’État, et ne trompent plus que les naïfs et les imbéciles.

Dans ce contexte, la filiation avec les résistants du CNR et du plateau des Glières prend tout son sens. Elle traduit le malaise profond de ces citoyens-fonctionnaires et comme un sentiment, partagé par tous, d’urgence à dire et à agir. À résister et à inventer, comme l’a dit Didier Magnin lors du dernier rassemblement sur le plateau des Glières en mai 2010, « une utopie réalisable  », « des pistes de réflexion, d’union et d’action. Pour que les “jours heureux” ne soient pas derrière mais devant nous ».

  

Pour lire la Charte et en savoir plus : http://resistancepedagogique.org

 

Je vous invite également à cliquer sur la page "Des livres" ci-contre afin de découvrir le livre d'Alain Refalo

 

Extrait de Politis du 09/12/10

Par expression communiste
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